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Les hôtels Bruxellois plombés par le lockdown de novembre 2015


Si le secteur hôtelier français a souffert après les attentats, ses confrères de Bruxelles ont également du faire face à des difficultés. Le lockdown de la capitale belge du 21 au 25 novembre 2015, instauré en raison d'une forte menace terroriste, a aussi lourdement pesé sur les finances des établissements bruxellois.



Le secteur hôtelier bruxellois affichait un taux d’occupation en progression de 3% à fin octobre 2015. Mais il a ensuite fortement baissé après les attentats de Paris et du bouclage de la capitale belge. Sur l’ensemble de l’année, le taux d’occupation des établissements de la capitale belge a ainsi régressé de 1% tandis que le chiffre d’affaires a vu sa progression limitée à 2%. La Brussels Hotels Association (BHA) estime que "la perte globale de chiffre d’affaires pour ses membres (chambres, restauration et conférences) à quelque 20 millions d’euros sur les deux derniers mois de l’année 2015 (par rapport à la période correspondante de 2014). S’y ajoute un manque à gagner de l’ordre de 5 millions d’euros, une progression de chiffre d’affaires escomptée au regard des bonnes performances enregistrées entre janvier et octobre 2015. L’impact négatif total avoisine donc les 25 millions d’euros". Sophie Blondel, Présidente de la BHA, ajoute que "jamais il n’y eut pareille chute des taux d’occupation sur une période aussi courte".

En outre, l'association indique "C’est maintenant que la trésorerie des hôtels bruxellois subit le contrecoup de l’énorme manque à gagner de la fin 2015. Une tendance qui va perdurer dans les mois qui viennent". Sophie Blondel rappelle "Les hôtels sont restés ouverts pendant le lockdown malgré la baisse dramatique du taux d’occupation et ont ainsi fortement entamé, voire épuisé, leurs réserves financières. C’est ce qui explique les actuels problèmes de trésorerie, qui se concrétisent par des difficultés de paiement. Compte tenu de sa structure de coûts et de l’étroitesse de ses marges, le secteur hôtelier ne peut pas garder la tête hors de l’eau dans une telle situation".

L'organisation souhaite la mise en place de mesures économiques. Elle en dénombre 3 urgentes : la simplification et l'harmonisation des conditions d’octroi du chômage économique pour les employés du secteur, la suspension immédiate de la taxe sur les nuitées/chambres "jusqu’à l’indispensable discussion au sujet des conditions d’application de ladite taxe, qui compte parmi les plus élevées au monde" et enfin la prolongation des délais de paiement des charges sociales et de la TVA.