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Les risques du métier




La sécurité, c’est l’une des questions évoquées mais balayée d’un revers de main par les voyageurs d’affaires interrogés dans le Baromètre DéplacementsPros-Mondial que nous avons publié en septembre. Et pourtant : une enquête révèle aujourd’hui que les Français sont les plus kidnappés dans le monde, après les Chinois !

Les Chinois, on peut s’attendre mécaniquement à ce qu’ils soient les plus nombreux à être enlevés, puisqu’ils sont aussi les plus nombreux, et beaucoup vivent désormais à l’étranger. Mais les Français ? Et bien ils se situent juste derrière, selon l’enquête du leader mondial de l'assurance kidnapping et rançon, Hiscox, publiée mardi. Et le risque d'enlèvement a plus que triplé en 10 ans !

Les Français, il faut le dire, accumulent trois facteurs: beaucoup d'entreprises installées à l'étranger avec de nombreux expatriés notamment en Afrique, beaucoup d'humanitaires dans des zones de conflits (Rwanda, Darfour, Somalien Yemen) pour aider les populations locales. Et puis en troisième risque, un côté un peu risque-tout ou inconscient, et c’est d’ailleurs bien ce que révélait le Baromètre ! Et l’assureur de démontrer que les Français sont, par exemple, beaucoup moins prudents que les Américains, pourtant très présents à l'étranger…. Et généralement très encadrés de « body-guards ». Résultat, ils gagnent en sécurité ce qu’ils perdent en spontanéité. Les Américains ne figurent pas dans le top 10 des nationalités les plus kidnappées (Chine, France, Allemagne, Philippine, Russie, Grande-Bretagne, Inde, Espagne, Corée du Sud, Italie ex-eaquo avec l'Ukraine), selon l'étude. Globalement, "Le nombre d'enlèvements a été multiplié par 3,5 entre 1998 et 2008 qui constitue une année record. Et l'année 2009 a le même profil et le risque est extrêmement élevé ».

Bon, quelques conseils pratiques : se renseigner sur les risques pays avant de partir, sur les quartiers de la ville et les conseils pratiques (voir le site du Quai d’Orsay, par exemple). Annoncer son arrivée, voire se faire accueillir dans les pays à risques. Des entreprises spécialisées préparent les voyageurs d’affaires à leurs déplacements, faire appel à leurs services. Avec un argument choc pour l’entreprise : si son salarié disparait, c’est une perte sèche, soyons cynique !

Hélène Retout

Mardi 20 Octobre 2009


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