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Pourquoi vos billets d'avion coûteront plus cher en 2013


Contrairement aux idées reçues, la restructuration du transport aérien engagée en Europe ne se fera pas au bénéfice des voyageurs. La restriction des capacités, la diminution du nombre de lignes proposées ou la remise à plat des offres tarifaires devraient naturellement conduire à une hausse du prix des billets d'avion, que ce soit en classe éco ou en business.



L'exemple des fêtes de fin d'année est intéressant à décrypter. Face à une demande accrue, les prix explosent. Un Paris/New York, en vol direct à 565 € taxes comprises en basse saison, se négocie entre le 22 décembre et le 3 janvier à plus de 1800 € ! Normal, allez-vous me dire car la période est chargée et la demande forte. Vous avez tout compris. C'est l'objectif à terme de la plupart des compagnies aériennes européennes : créer la rareté sur le long courrier et gérer du "low cost" sur le court voire le moyen courrier. Et la cible de cette stratégie est tout naturellement le voyageur d'affaires sur les destinations les plus demandées. Bizarrement, les compagnies qui ont bien compris cette technique ne sont pas en Europe mais dans le Golfe. Emirates a été la première à développer cette stratégie du hub à coûts variables. Il suffit de comparer les prix sur certaines destinations indiennes pour se rendre compte que la compagnie de Dubaï est loin d'offrir le meilleur prix en éco comme en business. Et pour cause: si sur le Bangkok (très touristique) Emirates s'aligne, sur d'autres liaisons... elle ramasse la mise. Un peu comme au poker menteur. Mais globalement, l'image d'Emirates est exceptionnelle même si, économiquement, il vaut mieux vérifier les prix avant de signer les yeux fermés. On lui donne d'emblée le meilleur rapport qualité/prix. Un peu trop vite souvent, même si la qualité est au rendez vous. Mais elle n'est pas la seule à offrir un voyage plutôt confortable dans les classes arrières. Encore faut-il comparer et connaître pour acheter. Ce n'est malheureusement pas le cas de bon nombre d'acheteurs, cloués à leurs bureaux par des règles déontologiques dépassées. Peut-on imaginer un grand chef acheter les yeux fermés son saumon, son caviar, son foie gras ? Impensable. Et pourtant, dans le voyage d'affaires, c'est souvent le cas. Les compagnies le savent bien. Dommage.

Hélène Retout

Mercredi 2 Janvier 2013


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