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Un possible aéroport londonien sur la Tamise


Selon le journal anglais The Telegraph, le Premier ministre britannique, David Cameron, et son ministre de l’Économie, George Osborne, étaient sur le point d’annoncer leur soutien au projet d’aéroport-île sur la Tamise en début d’année. Mais, le vice-Premier ministre, Nick Clegg, aurait demandé plus de temps pour réfléchir avant le lancement d'une étude de faisabilité prévue au printemps. Il faudra donc attendre le mois de mars pour connaître la décision définitive du gouvernement. Le maire de Londres, Boris Johnson, est quant à lui un ardent défenseur du nouvel aéroport.



Gaeland Ashling
Gaeland Ashling
Les projections gouvernementales anglaises prévoient que les principaux aéroports de Londres seront saturés dans moins de 20 ans. Les slots de l’aéroport d’Heathrow, uniquement équipé de deux pistes, sont d’ailleurs déjà une denrée rare. Une situation qui préoccupe les compagnies aériennes anglaises. Et pas seulement. Le gouvernement britannique se pencherait aussi sur la question. Ayant écarté le projet de troisième piste d’Heathrow pour des raisons environnementales, il serait «de plus en plus intéressé» par la construction d’une nouvelle plate-forme dans l’estuaire de la Tamise, selon les dires du maire de la capitale Boris Johnson, rapportés le 18 janvier par le journal The Telegraph. Le dossier défendu par l’élu londonien depuis plus de trois ans consiste à construire une île artificielle sur le fleuve de la capitale, à l’exemple des aéroports de Hong-Kong et Singapour. Selon lui «si la volonté politique et l’énergie» sont là, le site pourrait être opérationnel en peu de temps, moins de dix ans pour un budget estimé en novembre 2011 d’environ 40 milliards de livre.
Le gouvernement se serait laissé convaincre par ses arguments et avait même prévu, semble-t-il, d'annoncer son soutien à ce projet le 3 janvier dernier, en même temps que l’annonce du train à grande vitesse anglais. Mais le vice-Premier ministre, Nick Clegg, aurait bloqué le plan demandant plus de temps pour la réflexion et les consultations auprès des défenseurs de l'environnement et les résidents. La décision serait ainsi reportée à Mars.