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WTM : le pire est passé, mais il faut revoir le modèle




Alors que le World Market Travel (WTM) ferme ses portes, les entreprises du voyage d’affaires font le bilan des trois jours de travail. Passée la pluie de trophées, les fameux World Travel Awards en tous genres, qui fait dire aux journalistes du Times que « Trop de prix tuent la valeur des prix », le premier constat est quasi unanime : un frémissement du marché se fait sentir et devrait permettre un peu d’optimisme pour 2010.

Si les dépenses liées aux voyages d’affaires sont finalement en baisse d’environ 40% cette année, ce sont les changements liés aux acheteurs ou aux TM qui resteront dans tous les esprits. Le choix de classes économiques ou intermédiaires est devenu la base de toute politique voyage qui se respecte. Pour les spécialistes du Conseil mondial du voyage et du tourisme (World Travel and Tourism Council, WTTC), 2010 devrait rester étal en termes de dépenses. Les dirigeants de la NBTA (National Business Travel Association) sont plus optimistes : «Le marché retrouvera des couleurs en raison du besoin évident des entreprises de renouer des liens commerciaux et technologiques avec leurs fournisseurs ou leurs clients ». Tous sont unanimes pour reconnaître une possible légère reprise au second semestre de l’an prochain.

La grande nouveauté de 2009-210, c'est la redistribution en cours des services, que ce soit dans l’aérien ou l’hôtellerie. Pour les compagnies, il s'agit de la mise en place de services payants. Bagages, repas, snacks à bord, tout y passe. Pour les hôtels ce sera plus difficile car les clients veulent désormais un prix tout rond qui inclus un petit déjeuner ou un accès Wifi. Qu’importe, les enseignes se repositionnent. Accor repense Pullman, Starwood travaille à la création d’une carte Business Traveller et Hilton s’est engagé dans une restructuration de la marque qui devrait être terminée l’an prochain.

Restent enfin les grandes agences : CWT , American Express ou Egencia. Si elles restent discrètes sur les outils de développement qu’elles comptent exploiter en 2010, elles reconnaissent que les transactions fees devront évoluer, voire se moduler en fonction des attentes du client. Sans annoncer une refonte tarifaire, toutes sont unanimes à dire que leur savoir faire se retrouvera dans les économies qu’elles feront faire à leurs clients et non dans la recherche du prix le plus bas.
On veut bien les croire.

Marcel Levy

Mercredi 11 Novembre 2009


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