Aéroport de Toulouse: les candidats à la reprise ont jusqu’au 6 février pour déposer une offre

La société Casil Europe, issue du consortium chinois Symbiose, souhaitant vendre sa participation de 49,99% au sein de la société Aéroport de Toulouse-Blagnac, le gestionnaire de l'infrastructure doit, maintenant, trouver un nouvel acquéreur. Plusieurs candidats sont sur les rangs.

Une semaine après l'annonce du retrait de la société Casil Europe, les choses se précisent.

Les candidats potentiels à la reprise des parts de Casil Europe ont jusqu’au 6 février pour déposer une offre. Le délai, fixé par la banque Lazard mandatée pour trouver des acquéreurs, est court. Mais tous les investisseurs qui avaient répondu à l’appel d’offres lancé en 2014 par l’Agence des participations de l’Etat, sauf le Canadien SNC-Lavalin, sont dans la course.

En 2014, sept grands groupes français ou étrangers s’étaient portés candidats au rachat des 60% des parts de l’État dans la société ATB. Vinci Airports avait présenté une offre commune avec CDC Insfractructures (filiale à 100% de la Caisse des dépôts) et EDF Invest. Dans les rangs figuraient aussi l’Australien Macquarie Airports, la société d’investissements française Ardian et le groupe Eiffage. La Banque Populaire Occitane et la Caisse d’épargne Midi-Pyrénées, deux réseaux régionaux du groupe BPCE, ont précisé que leur "position n’était pas déterminée."

Les candidats ne manquent pas, l'affaire est rentable, même si les actionnaires chinois préfèrent s'en aller. Pour 2018, ATB a fait état d’un trafic record de 9,6 millions de passagers et d’un chiffre d’affaires annoncé de plus de 150 millions d’euros, en hausse de 5% avec une augmentation du même ordre pour le résultat d’exploitation. Et en décembre dernier, les actionnaires ont en plus adopté à l’unanimité un accord sur les dividendes qui, pendant cinq ans, va leur permettre de se verser jusqu’à 100 % du résultat net.

D’où la somme de 500 millions d’euros que demanderait Casil Europe pour les parts qu’elle avait acquises 308 millions d’euros en avril 2015. L’actionnaire privé aurait renoncé à sa pépite devant la décision de l’État, en février 2018, de conserver les 10,01% qu’il détient encore au capital d’ATB.