Aller à l’IFTM, une question de veille !

Cela fait près de 10 ans que tous les acteurs du voyage, et plus particulièrement les éditeurs, nous promettent des outils, des prestations et, surtout, une expérience client maximisée. Certes, des choses ont bougé mais avouons-le, elles sont loin de la révolution annoncée. Alors pourquoi aller à l’IFTM? Et bien simplement parce que ne pas y aller serait une faute de veille, action que tous les acheteurs doivent (ou doivent avoir la possibilité de) réaliser.

Plus que jamais, nous sommes à un moment crucial de l’évolution d’un marché qui, après avoir vu pousser des « licornes » et vaciller des empires, va voir sa structure se consolider. Croyez-moi ou non, mais cela est inéluctable.

L’avenir n’est plus aux outils et moyens fractionnés (des modules) que l’on achetait avec l’espoir d’une obligation de moyen. Reprise oblige, les acheteurs vont devoir se consacrer à d’autres tâches ou marchés et chercher l’obligation de résultat qui ne s’obtient qu’auprès d’acteurs capables d’assembler des modules mais surtout, de les relier par des interfaces efficaces et surtout fiables qu’ils maîtrisent totalement.

Côté fournisseurs, ne pas exposer est donc un signe négatif envoyé au marché car il donne l’impression que l’absent n’a strictement rien de nouveau à montrer et de fait, il donne le sentiment aux acteurs du marché et aux acheteurs qu’il est potentiellement hors-jeu.

Côté process, le NDC et la résolution 787 de IATA débarquent en force chez nos voisins (voir les différents articles publiés dans DP). La France ne résistera pas. Les compagnies Françaises ne pourront pas s’affranchir des bénéfices financiers du NDC que les concurrents Européens appliquent, on parle là de plusieurs centaines de M€ ! Seul l’acteur global permettra de ne pas encaisser de surcoûts. Mieux, il sera capable de générer des économies. Encore mieux, il deviendra l’un des principaux gardiens de la politique voyages de l’entreprise car il aura su s’engager sur une obligation de résultat qui lui donnera encore plus l’obligation de faire appliquer cette politique par la mise en place de process ou d’outils spécifiques.

L’acheteur a des objectifs de réduction des coûts mais également d’optimisation du panel fournisseur. Personnellement, c’est cet acteur global que je vais chercher activement durant cette opportunité qu’est l’IFTM. Car c'est cet acteur global qui aura le plus de chance de répondre aux besoins des entreprises et du marché 2018, tout en maximisant les possibilité de réduction des coûts et d’expérience client positive.

Yann Le Goff,
Acheteur.