Après l’abandon de NDDL, la relance de l’aéroport Nantes-Atlantique

Une piste allongée et une aérogare modernisée, telles sont les pistes immédiatement évoquées par Edouard Philippe après l'abandon du projet de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. L'objectif: lui permettre d'accueillir 9 millions de passagers et 80.000 mouvements d'avions à l'horizon 2040. Parallèlement, le gouvernement évoque, curieusement, le renforcement des liaisons ferroviaires de Nantes et Rennes vers la capitale.

Conséquence directe de l'abandon du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le premier ministre a annoncé lors de sa conférence de presse des travaux de "réaménagement" de l'aéroport de Nantes-Atlantique. "Dans un premier temps, l'aérogare sera modernisée et les abords de pistes aménagés pour permettre à l'aéroport d'accueillir plus de passagers", a expliqué Édouard Philippe qui a également évoqué l'allongement de la piste qui, selon lui, "permettra de réduire les nuisances sonores à Nantes". Il a évoqué en particulier les plaintes enregistrées dans le village de Saint-Aignan-Grandlieu et annoncé que "tout sera fait" pour réduire les nuisances, quitte à donner au besoin des "compensations exemplaires" aux habitants.
Dans le dernier rapport des médiateurs, les travaux sur Nantes-Atlantiques étaient évalués à une enveloppe située entre 365 et 460 millions d'euros avec un phasage des travaux en trois temps jusqu'à 2035.

Parallèlement, le gouvernement annonce le développement de l'aéroport Rennes-Saint-Jacques "si la région le souhaite" avec un agrandissement de l'aérogare auquel l'Etat pourrait apporter son concours, afin de "mieux répartir le trafic aérien" dans l'ouest du pays.

Plus curieusement et moins d'un an après le renforcement du train dans le Grand-Ouest, le premier ministre a évoqué un nouveau renforcement des
infrastructures ferroviaires à grande vitesse dans la région. "L'enjeu pour les Rennais et les Nantais, c'est de rallier directement les grands aéroports parisiens. Ces liaisons directes existent mais sont insuffisantes, elles seront donc fluidifiées et multipliées pour accompagner la hausse du trafic", a affirmé Édouard Philippe qui "demande à la ministre des Transports d'étudier dans un délai de six mois les conditions de mise en œuvre de ces trois chantiers qui se complètent et qui consistent à optimiser l'usage de Nantes-Atlantique, à mettre en réseau les aéroports régionaux et à nous appuyer sur les lignes ferroviaires à grande vitesse pour rejoindre les plateformes aéroportuaires parisiennes".