Boris Johnson sera-t-il l’artisan du renouveau du ferroviaire britannique ?

On peut l'espérer si on se réfère à ses récents propos à ce sujet...

Ce n'est pas le sujet sur lequel Boris Johnson est le plus attendu, mais à présent qu'il occupe le 10th Downing Street, certains observateurs ne manqueront pas de lui rappeler les propos qu'il a tenus le 30 juin dernier. Ce jour-là, alors qu’il participait à un débat public à Manchester, le futur Prime minister a prononcé une véritable déclaration d’amour au transport ferroviaire. Répondant à une question sur la connectivité du nord de l’Angleterre, il avait affirmé souhaiter de meilleures liaisons entre Liverpool, Manchester, Hull, Newcastle.
Plus généralement et en dehors du contexte local sur lequel il était interrogé, il avait déclaré que le ferroviaire était un facteur puissant de réduction des inégalités. « J'y crois sincèrement, car j'ai vu à Londres que si vous investissez dans les transports en commun, à un prix abordable pour les personnes à revenu modeste, vous leur permettrez de changer de vie », avait ajouté l’ancien maire de la capitale, en laissant entendre que, dans ce domaine, la puissance publique devait jouer un rôle prépondérant.
Dans un secteur qui, au Royaume-Uni, a été mis à rude épreuve par les privatisations des années 1990, ces propos enflammés ont retenu l’attention. Connu et parfois moqué pour sa passion pour les bus (il en fait des maquettes !), Boris Johnson n'a donc manifestement pas l'amour exclusif... Pour l’heure, si l’amour est là, les preuves d’amour sont attendues.

David KELLER