Selon l'aéroport de Bordeaux, la liaison aérienne avec Paris est en recul de 7,5 % en 2017 avec 1,5 millions de passagers transportés. Pour 2018, selon des estimations de la SNCF, la part du train dans cette liaison jugée capitale pour l'économie en Aquitaine devrait atteindre plus de 87 % contre 82% aujourd'hui. En 2017, le train aurait transporté 2,7 millions de passagers vers le grand Sud-Ouest.
Du côté du transporteur aérien, les chiffres de SNCF sont bien en dessous des prévisions que le transporteur ferroviaire avait donné en juillet dernier au démarrage de la LGV. Mais l'avion conserve des arguments : "L'offre internationale au départ de Paris, principalement sur le long-courrier, est une arme concurrentielle importante", souligne un cadre d'Air France proche du dossier, "Elle permet aux voyageurs de rejoindre directement via l'avion leur aérogare de départ. Un argument largement utilisé auprès des entreprises et qui explique le maintien des 10 fréquences journalières maintenues au départ de Bordeaux vers Charles De Gaulle et Orly".



