Non, l’A380 n’est pas malade

Au départ ou au décollage, un avion peut être amené à rencontrer tout un tas de difficultés liées à la nature. Parmi les turbulences, le brouillard ou le cisaillement de vent, le péril aviaire est l'un des plus spectaculaires et potentiellement destructeur.

La semaine dernière, le vol SQ336 opéré jeudi dernier par Singapore Airlines a rencontré un banc d'oiseaux lors de l'atterrissage à l'aéroport Charles de Gaulle jeudi. Bien que le péril aviaire soit pris très au sérieux par Aéroports de Paris, la nature fait parfois des siennes et la rencontre fatale peut avoir lieu. Bien entendu, les avions sont dessinés, testés et certifiés pour résister aux collisions aviaires. L'Airbus de Singapore Airlines n'a pas souffert de cette malheureuse rencontre. Il a été inspecté, nettoyé et a été déclaré bon pour le service une heure après l'incident.

Les rencontres avec des oiseaux de taille peuvent sérieusement endommager les avions. En 2009, un A320 d'US Airways avait rencontré des oies juste après sont décollage de New-York. La collision avec ces oiseaux de taille avait détruit les moteurs et l'avion avait été posé sur le fleuve Hudson par un équipage technique exemplaire.

La menace du péril aviaire

Tous les aéroports craignent le péril aviaire. Ils développent des techniques sonores voire naturelles grâce, par exemple, à l'emploi de faucons. Malheureusement, même les plus gros investissements dans le domaine ne permettent pas de s'affranchir de ce risque naturel présent dans le monde entier. Heureusement, les techniques d’effarouchement évoluent et les avions sont étudiés pour faire face à cette menace courante.