C'est naturellement du lobbying en faveur des compagnies mais l'étude étaie largement les enjeux pour le pavillon français: il n’est rien de moins que d’enrayer le déclin historique de sa part de marché (-1 point par an depuis près de 15 ans) et de stabiliser celle-ci pour profiter de nouveau à plein de la croissance du marché de l’aérien, de l’ordre de 3% par an. Un tel regain de compétitivité permettrait d’ajouter à la flotte du pavillon français ~15 avions long-courriers et ~15 avions moyen-courrier, et de capter un trafic important de passagers en correspondance (~1/3 des avions serviraient ce trafic). Seul le développement du pavillon français permettrait de capter ce trafic en correspondance qui permet à la France d’accélérer sa croissance en bénéficiant de celle d’autres économies. Les régions seraient elles aussi mieux connectées au monde, avec l’équivalent de 2 à 3 avions long-courrier basés en province.
Partagé avec des acteurs clefs du transport aérien, ce scénario semble réaliste à supposer une politique de soutien de la part de la puissance publique donc, mais aussi d’efforts de productivité équivalents de la part des compagnies aériennes.




