Guillaume Pepy affirme que "Les cheminots ont intérêt à ce qu'il y ait un avenir pérenne pour la SNCF" et c'est ce qu'il a répété ce mardi matin sur France Info. Dans son rapport remis jeudi 15 février, Jean-Cyril Spinetta, préconise de transformer la filiale SNCF Réseau d’établissement public de coopération intercommunale (Epic) à société anonyme (SA) à capitaux publics. Un simple changement de formule économique mais le mot qui compte, c'est "capitaux publics" et Guillaume Pépy n'entend pas que cela change, contrairement aux suppositions de certains syndicats : "La proposition que fait Jean-Cyril Spinetta, c’est que nous devenions une société nationale" a expliqué Guillaume Pepy. "Personne n’a parlé de privatisation. Une société nationale, c’est une société qui ne peux pas être privatisée", a affirmé le dirigeant de la SNCF. Il reste que c'est à l'Etat de décider, et il l l'a récemment reconnu à Lille, lors des journées des entrepreneurs du voyage, l'Etat est "seul décisionnaire en matière d’orientation et de stratégie".
Mais si les propos sont rassurants, la réalité n’est pas perçue de la même façon au sein des syndicats. Selon des sources salariales, le dialogue entre Edouard Philippe et les patrons de la SNCF aurait clairement établi les attentes du gouvernement qui veut une réforme profonde du régime des cheminots dont le coût exorbitant n’est pas acceptable au titre de l’équité nationale. Finies aussi les lignes déficitaires a rappelé le Premier Ministre, qui veut que le dialogue permette l’évolution des mentalités au sein de SNCF.



