Sauvegarde des données : l’Europe réfléchit à la sécurité des datas

Si la plupart des pays européens conseillent - voire imposent - aux entreprises sensibles de conserver leurs datas dans le pays d'origine, il n'en est pas toujours de même pour les entreprises qui font appel à des prestataires extérieurs, que ce soit en Asie ou aux États-Unis. Bruxelles réfléchit à la manière de sécuriser les données.

Pour préserver la sécurité des données personnelles, la commission européenne réfléchit à un texte qui permettrait aux entreprises de connaître très précisément le lieu de stockage de leurs données commerciales. Née de la volonté d'une dizaine de députés allemands, l'idée pourrait faire son chemin en 2018 après les cas de piratage constaté aux États-Unis et en Chine. Le récent bug d'Apple, qui a transféré en Chine des informations confidentielles sur ses utilisateurs, fait réfléchir les européens.

Le texte, destiné principalement à protéger les petites et moyennes entreprises, devra d'abord être étudié par une commission qui déterminera son bien-fondé et surtout la capacité des fournisseurs à répondre aux besoins de sécurité des datas. Pour l'heure, la commission européenne constate que le nombre de "fermes de données" reste particulièrement faible en Europe mais qu'il devrait être multiplié par deux ou trois d'ici à 2025.

Pour mémoire, les Américains avaient déjà indiqué qu'il n'y aurait pas de confidentialité totale sur les données stockées aux États-Unis et qu'ils ne s'interdisent pas de lancer des enquêtes dans le cadre d'actes de terrorisme ou de blanchiment d'argent destiné à des actions terroristes. Le texte a discrètement été renforcé par Donald Trump lors de son arrivée à la Maison-Blanche. Si le projet européen voit le jour, ce ne sera pas avant 2020.