Véhicules d’entreprise: immatriculations en hausse de 2% en 2018

En 2018, les immatriculations ont augmenté pour la troisième année consécutive, atteignant un niveau record, avec une progression de 2,1 % comparé à 2017, d'après les chiffres de l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE).

En 2018, 818 648 VP et VUL ont été mis à la route, contre 801 828 en 2017 (+ 2,1 %) et 789 783 en 2016. Cette progression a touché à la fois le segment des VP, avec 476 269 unités immatriculées en 2018, soit + 2 % par rapport à 2017 ; que celui des VUL (342 379 unités, + 2,3 %).

"La croissance du marché s’est toutefois construite sur la première partie de l’année, soit avant l’entrée en vigueur de la nouvelle norme d’homologation WLTP" , nuance l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE). En effet, les ventes ont affiché une hausse importante jusqu’en août , à l’exception du mois de mai (- 1,66 %). Mais la situation s’est dégradée au dernier trimestre avec notamment – 12,07 % en septembre, – 4,35 % en novembre et – 4,47 % en décembre.

Du côté des motorisations, 2018 a bel et bien marqué un net recul du diesel en entreprise. Les immatriculations de véhicules diesel ont reculé de 5,2 % à 642 803 unités, tandis que la part de marché du diesel est descendue de 84,56 % à fin 2017 à 78,5 % fin 2018. En parallèle, celle de l’essence a grimpé de 11,51 % à 16 %, avec 131 212 VP et VUL mis à la route, soit + 42,2 %. En cause : le contexte politique, les réglementations urbaines et un alignement de la fiscalité de l’essence sur celle du diesel pour les professionnels.

Quant aux autres énergies, la part de marché de l’hybride est passée de 2,34 % à 3,23 % entre 2017 et 2018, avec 26 475 unités immatriculées (+ 41,1 %), et celle de l’électrique de 1,47 % à 2,09 % (17 130 unité ; + 45 %), franchissant pour la première fois le seuil des 2 %.