BCD M&E : Quel MICE en 2021 ? A quand la reprise ?

Dans le cadre d’un webinar organisé par la GBTA France, le département Meetings & Events de BCD Travel a détaillé les résultats de ses dernières enquêtes. L’occasion de faire le point sur la reprise du tourisme d’affaires cette année, ainsi que sur les tendances et prévisions du secteur à plus long terme.

Mardi 18 mai, un webinar GBTA France portait sur l’impact du Covid-19 sur l’industrie du Travel et du MICE. Le dernier événement en digital de la branche française de l’association mondiale, avant le retour au présentiel espère son président Stéphane Vallageas. Lequel a rappelé les dates des futures Masterclass (mi-septembre) et présenté les grandes lignes du dernier Business Travel Index (BTI).

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A cette occasion, Faiz Mimita, directeur commercial de BCD Meetings & Events, est revenu en détail sur les deux dernières enquêtes What’s Trending réalisées par la TMC auprès de ses clients MICE du monde entier, en novembre et avril dernier, permettant ainsi de juger notamment des évolutions dans la perception des changements en cours et à venir.

Et Faiz Mimita de fournir en préambule trois chiffres clés :
. 61% des clients de BCD M&E sont en train d’élaborer une stratégie d’événements virtuels à long terme ;
. 59% des organisations indiquent que la reprise des Meetings & Events est une priorité pour leur activité ;
. 79% d’entre elles vont soit augmenter soit garder le même niveau d’externalisation de la partie Meetings & Events.

Quels changements des politiques M&E suite à la crise du Covid-19 ?
« Le process d’approbation va être beaucoup plus strict » a d’abord indiqué Faiz Mimita, « et notamment pour les événements en présentiel« . L’impact de la crise sur les budgets MICE sera bien réel en 2021. Ainsi, 31% des répondants estiment qu’ils vont être réduit de 50%, un quart d’entre eux de 25%, 13% qu’ils vont rester au même niveau, et 30% penchent pour un autre impact. Davantage de flexibilité se fait également ressentir, un besoin auquel les prestataires ne répondent pas toujours.

Quid du digital et de l’hybride ?
Quel sera le pourcentage des événements qui resteront en virtuel lorsque le présentiel redeviendra possible ? 40% des répondants pensent que plus de 30% des événements resteront en virtuel, 31% tablent sur une fourchette de 20 à 30%, 20% de 10 à 20%, et 9% de moins de 10%. Pour les organisateurs d’événements, la question du choix au préalable entre le virtuel, l’hybride et le présentiel devient une évidence. « Le digital va rester très présent sur l’interne. Sur le présentiel, la reprise va d’abord privilégier le local, avant l’international » estime Charlotte Kilfiger, Group Purchasing Category Manager Travel & MICE chez Thales. En ce qui concerne le format digital, 53% penchent aujourd’hui pour du 100% virtuel et 47% pour de l’hybride, ce dernier étant davantage considéré aujourd’hui comme un format un peu complexe.

Sur les challenges de l’événement virtuel ou hybride, le premier reste l’engagement, rappelle Faiz Mimita, même s’il ne s’agit pas d’atteindre les niveaux des événements en présentiel. Le second défi concerne la maitrise des technologies.

A quand le retour à la normale ?
30% des répondants pensent que la reprise des événements présentiels se fera au troisième trimestre 2021, 31% au quatrième, et 13% début 2022. De nombreux événements reportés vont notamment se tenir à la rentrée. « Cet optimisme traduit aussi la confiance dans la campagne de vaccination » souligne le directeur commercial de BCD M&E.

Quand le secteur retrouvera-t-il son activité antérieure à la crise ? 42% penchent pour 2022, 35% pour 2023… et 11% pour dès la fin de cette année ! La vitesse de la reprise dépend bien sûr du rythme de réouverture des frontières, des conditions sanitaires d’entrée dans les pays, ainsi que de la relance de l’activité aérienne… et des tarifs pratiqués par les transporteurs.

Le retour aux événements présentiels coïncidera-il avec celui du travel ? 49% pensent que oui, 29% ne sait pas, et 22% non « car les politiques MICE et Travel sont séparées« .

Quel impact organisationnel ?
Quels facteurs impactent les programme MICE, outre le Covid ? Pour 26%, il s’agit de la maitrise des coûts, suivie par la réduction des risques (20%), la réévaluation des budgets (19%), la RSE « aujourd’hui incontournable » (14%), la réorganisation (14%) et la réévaluation de la supply chain (3%). Les acteurs du MICE vont notamment « regarder de très près la santé financière des prestataires« , ajoute Faiz Mimita.

Quid de la gestion du réseau de partenaires ? 30% des répondants mentionnent de nouvelles exigences auprès des prestataires privilégiés et existants, 23% la renégociation des contrats existants, 19% l’engagement de nouveaux prestataires, 15% la consolidation des prestataires, et 7% l’engagement de nouvelles catégories de prestataires (duty of care, gestion du risque).

Quelles sont, enfin, les initiatives les plus importantes en 2021 ? Le bien-être des collaborateurs arrive en tête des réponses pour 29% d’entre eux, devant la diversité et l’inclusion (28%), la RSE (26%) et les stratégies Travel & MICE intégrées (13%).