Le groupe Lufthansa affiche des résultats aussi dégradés que ses concurrents

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A peine une semaine après ceux des groupes Air France-KLM et IAG, le Lufthansa Group (Lufthansa, Austrian, Swiss, Brussels Airlines, Eurowings) a publié à son tour ses résultats à fin septembre. Sans surprise, ses pertes (-5,6 milliards d’euros) sont tout aussi importantes que celles de ses grandes concurrentes européennes.

Le groupe Lufthansa subit de plein fouet la crise du coronavirus. Son chiffre d’affaires a chuté de 60% entre janvier et septembre 2020, par rapport aux 9 mêmes mois de l’année dernier (- 74% sur le dernier trimestre). Son résultat net s’inscrit à – 5,6 milliards d’euros, «avec un impact considérable sur l’évolution des bénéfices au troisième trimestre (- 2 milliards d’euros, NDR)» précise le Lufthansa Group dans un communiqué.

Sur les neufs premiers mois de l’année, à titre de comparaison, le résultat net part du groupe d’Air France-KLM s’est établi à – 6 milliards d’euros (-1,68 milliards d’euros au troisième trimestre), et celui du Groupe IAG (British Airways, Iberia, Vueling, Aer Lingus, Level, Air Europa) à – 5,6 milliards d’euros (-1,76 milliard d’euros au troisième trimestre).

Lufthansa Group a engagé des massifs programmes de réduction de coûts, et décidé de se séparer d’une centaine d’appareils. Fin septembre, le groupe disposait de 10,1 milliards d’euros de liquidités ou de lignes de crédit. Ses investissements ont été réduits de 63% à 1 milliard d’euros (contre 2,8 milliards initialement prévus). Sa dette nette atteignait pour sa part 8,9 milliards d’euros fin septembre, en forte hausse par rapport à fin décembre dernier (6,7 milliards).

Le groupe aérien n’est pas plus optimiste que ses concurrents pour les prochains mois. «Cet hiver, précise-t-on chez Lufthansa, la demande de transport aérien devrait rester faible en raison de l’augmentation mondiale des taux d’infection et des restrictions de voyage qui y sont associées. Les compagnies aériennes du groupe offriront, d’octobre à décembre, un maximum de 25 % de la capacité de l’année dernière».