L’Italie va imposer une quarantaine aux voyageurs européens

A l’instar de l’Espagne et de l’Allemagne, la péninsule italienne bientôt reconfinée dans sa totalité durcit les règles d’entrée sur son territoire. La date du début de cette mesure de quarantaine de cinq jours n’a pas encore été communiquée.

Les frontières de nos voisins se referment les unes après les autres. L’Italie va ainsi imposer aux voyageurs en provenance des pays membres de l’Union européenne la présentation d’un test négatif et le respect d’une quarantaine obligatoire de cinq jours aux voyageurs, ainsi qu’un nouveau test à l’issue de cette période, a annoncé ce mardi le ministère italien de la Santé. Cette nouvelle mesure s’applique aussi bien à ceux qui partent qu’à ceux qui arrivent dans la péninsule.

L’Allemagne a pour sa part placé ce week-end la France en «zone à haut risque», soit l’obligation pour les voyageurs de présenter un résultat de test négatif (PCR ou antigénique) de moins de quarante-huit heures, de s’enregistrer en ligne auprès des autorités sanitaires allemandes et de respecter une quarantaine pour entrer sur son territoire. Et notre voisin d’outre-Rhin vient d’annoncer ce mardi qu’elle renforçait ses contrôles aux frontières avec la France (ainsi qu’avec le Danemark et la Pologne), des mesures déjà en application pour la République tchèque et le Tyrol autrichien.

Pour se rendre en Espagne par voie terrestre (c’était déjà le cas pour un accès en avion ou bateau), les ressortissants français doivent également présenter, depuis ce mardi, un test PCR négatif. Le Portugal imposera aussi la présentation d’un test PCR négatif datant de moins de 72 heures et observer une « quatorzaine » d’isolement aux Français dès ce jeudi. Le Royaume-Uni, dans la crainte d’importer de nouveaux variants, pourrait aussi étoffer prochainement sa «liste rouge » des pays dont les ressortissants ne peuvent pratiquement plus accéder au territoire britannique, à moins d’avoir le statut de résident. Et la France pourrait en faire partie, selon le premier ministre britannique Boris Johnson.

Rappelons également que le Maroc aura stoppé dès ce mardi soir « et jusqu’à nouvel ordre » tous ses vols avec la France, une mesure qui s’applique aussi à l’Espagne.