Gestion des émissions carbone : GBTA publie son guide des bonnes pratiques

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GBTA dévoile une nouvelle étude sur les bonnes pratiques en entreprises concernant la gestion des émissions des programmes de voyages d’affaires. Le rapport prône l’action immédiate et non l’attente en espérant atteindre la « perfection ». 

Alors que la majorité des émissions de gaz à effet de serre en entreprise sont dues aux voyages et déplacements professionnels des salariés, le rapport édité par GBTA met en avant les « best practices » en matière de durabilité. Selon l’étude, l’élaboration d’un programme de voyage durable implique plusieurs volets ou départements à savoir la décision achat, le tracking d’émissions de CO2, la décarbonation et le choix des fournisseurs. « Pour commencer, il faut généralement prendre des mesures moins coûteuses et/ou nécessitant moins d’efforts afin de progresser dans sa démarche », est-il indiqué à travers le rapport. Les mesures doivent faire ensuite l’objet d’une stratégie plus ambitieuse, pour les entreprises qui le peuvent et être classées par ordre de priorité : « Les entreprises doivent évaluer en permanence l’impact de ces mesures afin de s’améliorer et de progresser dans leur parcours en matière de durabilité ». 

Calculer ses émissions, oui, mais pas n’importe comment

Intégrer les considérations climatiques dans la politique voyage est le premier pas à faire. Cela passe par encourager le train pour des durées de trajet courtes ou moyennes plutôt que l’avion, encourager des vols directs pour les long-courriers et promouvoir les mobilités douces à destination. Ensuite, vient la capacité d’être capable de tracker les émissions de CO2 de chaque salarié afin de pouvoir les mesurer et s’améliorer. Pour cela, deux méthodes sont les plus communes : les estimations basées sur des facteurs d’émissions génériques et utiliser des méthodologies de calculs des émissions liées aux déplacements. L’avantage de cette dernière, plus précise mais pas encore standardisée, permet une meilleure visibilité sur les émissions réelles de l’entreprise. Comme l’indique l’étude, en l’absence d’une norme unique, la transparence est primordiale : « Les organisations doivent vérifier que l’outil ou le service qu’elles envisagent d’utiliser pour calculer leurs émissions de carbone fournit suffisamment d’informations sur la méthode utilisée. »

Le rôle crucial des acheteurs

En parallèle, les entreprises sondées soulignent l’importance de l’approvisionnement écologique et la sélection des fournisseurs en fonction de leurs efforts et de leurs performances en matière de développement durable. Selon le rapport, la décarbonation des voyage d’affaires dépendra des développements technologiques, des pratiques commerciales et des changements de modèle de la part des fournisseurs. Ce qui signifie que les acteurs ont un rôle clé et qu’il est important de bien choisir ses fournisseurs pour décarboner la chaîne d’approvisionnement des voyages d’affaires. 

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Enfin, la décarbonation de l’industrie, notamment l’aérienne, passera par l’investissement dans les SAF, d’où l’importance de déployer le système Book and Claim. Ce dernier permet aux compagnies aériennes et aux opérateurs d’acheter des certificats SAF sans être géographiquement connectés à un site d’approvisionnement en SAF, ce qui en fait un modèle de traçabilité. Pour conclure GBTA met en avant 6 points principaux pour réussir à réduire les émissions des entreprises liées aux déplacements professionnels : savoir évaluer ses besoins selon sa taille, collaborer à tous les niveaux, commencer dès aujourd’hui, miser également sur des stratégies locales, ne pas hésiter à émettre des demandes et voir sur le long terme. 

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