Renault lance Zity : 500 ZOE en autopartage à Paris 

Le dispositif, qui sera déployé dès mars prochain. est le fuit d’une association entre le constructeur français et l’Espagnol Ferrovial, comme c’est déjà le cas à Madrid.

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Moov’in est mort, vive Zity ! Renault met fin à l’offre d’autopartage qu’elle proposait à Paris en partenariat avec le loueur Ada et lancera, courant mars, un dispositif ambitieux avec l’Espagnol Ferrovial. L’association entre le constructeur français et l’entreprise de transport ibérique a déjà fait ses preuves à Madrid, où Zity avait été lancé en 2017 et compte aujourd’hui 725 voitures en self-service.

A Paris, l’offre proposera 500 ZOE électriques en free-floating (autopartage sans borne). Des véhicules 100 % électriques, donc, disponibles 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, sans frais d’inscription et différentes formules (à la minute, 4, 8 ou 24 heures ou en forfait temps), avec la possibilité de mettre le véhicule en stand-by pendant un arrêt. Les tarifs de location sont encore en cours de finalisation mais devraient être proches de ceux pratiqués en Espagne : 0,26 €/mn, 29 € pour 4 heures ou 69 € pour 24 heures.

La zone de couverture de la Zity correspond à Paris intra-muros et Clichy. Ce qui signifie concrètement que le véhicule devra être pris et rendu dans cette zone. Bien sûr, entre le retrait et le retour, pas de limites géographiques, si ce n’est celles imposées par l’autonomie de la ZOE. Elle est d’environ 300 km. Chacun des véhicules sera équipe d’une puce 3G indiquant le niveau de chargement. Au-dessous d’un certain seuil, la ZOE est récupérée par un personnel Zity puis rapatriée dans un des trois sites (deux à Paris, un à Boulogne) de rechargement. En plus de la localisation des véhicules les plus proches, l’appli Zity indiquera leur niveau de charge.

Concernant les problèmes liés au stationnement, principal écueil du système de free-floating dans la capitale, Renault compte sur le développement des mobilités alternatives qui ont pour effet d’augmenter le nombre de places de stationnement gratuit. Et Gilles Normand, directeur de la division véhicules électrique et services de mobilité du groupe, de citer une étude du ministère de la Transition écologique : « une voiture en autopartage, c’est cinq voitures de moins et quatre places de stationnements libérées ». La description optimiste d’un cercle vertueux : l’autopartage créant par lui-même les espaces de stationnement dont il a besoin…