SNCF : records de fréquentation en 2023 et hausse des prix en 2024

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La SNCF a présenté ce mercredi 28 février ses résultats financiers pour l’année 2023. Bien que moitié moins bons que ceux de 2022, qui avait été une année record, ils restent très positifs : 1,3 mds€ de bénéfice net (contre près de 2,5 l’an dernier). C’est la troisième année que la compagnie ferroviaire affiche des comptes dans le vert.

Le chiffre d’affaires du Groupe s’établit à 41,8 Mds€, en hausse de 5,4% par rapport à 2022, hors impact du “retour à la normale des prix” – comprendre : hors augmentation. C’est donc la fréquentation qui porte ces bons résultats  +7% pour TER, +6% pour Transilien, +5% pour Intercités et 6% pour TGV France et Europe qui marque une nouvelle année record : 156 millions de passagers (122 dans les frontières hexagonales, soit +4%).

Malgré tout

La SNCF se satisfait de ces résultats et du maintien de sa compétitivité avec un EBITDA de 6,4 Mds€ (EBITDA/CA de 15,4% vs 16% en 2022). Malgré tout. A savoir : les mouvements sociaux liés à la réforme des retraites en début d’année sur la performance (-350 M€ sur l’EBITDA); une dette diminuée de 200 M€ (qui reste à 24,2 mds€, tout de même); des hausses de salaires substantielles : entre 2021 et 2024, les personnels ferroviaires auront bénéficié d’une augmentation de leur rémunération de 17% en moyenne, alors que l’inflation cumulée sur la même période est projetée à 13,2%.

Également malgré des investissements record (10,6 mds€), qui devraient être dépassés en 2024 (11 mds€), toujours sur les trois mêmes axes : le réseau ferré, les trains et la rénovation de gares. Parmi les chantiers les plus importants : la ligne francilienne Eole dont le coût est comparable à une LGV et le plus grand chantier régional : la refonte de Laz Part-Dieu (Lyon) dont la note s’élèvera entre 200 et 300M€.

Enfin, malgré sa marge rognée : “Ça fait deux ans qu’on ne répercute que la moitié de l’augmentation de nos coûts sur le prix des billets”, nous a expliqué Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF. En cause, avant tout : le coût de l’énergie, le montant des péages (40% des coûts). Qu’en sera-t-il pour 2024 ? Sur les tarifs sur lesquels la SNCF a la main, ce qui exclut les trains régionaux, 40% d’entre eux ne devraient pas bouger (les OUIGO notamment). Pour les INOUI, prévoir une hausse de 2,6%. Les professionnels devraient-ils être les plus impactés ? Jean-Pierre Farandou n’était pas en mesure de nous répondre.