En Belgique, la taxe d’embarquement fait grincer des dents les compagnies aériennes

Depuis la semaine dernière, les passagers prenant un vol au départ de la Belgique doivent payer une taxe d’embarquement pouvant atteindre 10 euros par passager. 

Nos voisins belges y verraient-ils un moyen d’inciter les voyageurs à privilégier le train plutôt que l’avion ? Cette taxe concerne en effet tous les aéroports du pays. Selon RTBF, cette dernière est de 10 euros pour un passager dont la destination est à moins de 500 km à vol d’oiseau de l’aéroport ou de  2 euros pour un passager dont la destination est plus éloignée, mais est située dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni ou en Suisse. Pour les passagers empruntant un vol long-courrier de plus de 500km et dont la destination se trouve en dehors de l’Europe, la taxe est établie à 4 euros. Les aéroports de Strasbourg et Paris sont notamment concernés. 

L’objectif : inciter les voyageurs à prendre le train ou tout autre moyen de transport autre que l’avion, notamment pour les vols « saut de puce ». Du côté des transporteurs, certains dénoncent une décision « particulièrement malvenue alors que le secteur tente de se remettre de la pandémie ». Pour Air Belgium, Brussels Airlines ou TUI, l’inquiétude se porte sur les modalités d’application d’une telle mesure. De son côté Ryanair semble avoir trouvé la solution : réclamer la différence directement à ses clients.