Pour les sauver pendant la pandémie de Covid-19, la Commission européenne avait validé en 2020 un plan d'aide de l'Etat allemand à Lufthansa d'un montant de 6 milliards d'euros en 2020, et approuvé celui des Etats danois et suédois à SAS d'un peu plus d'un milliard d'euros. Le Tribunal de première instance de l'Union européenne a annulé ces deux plans ce mercredi, considérant que la compagnie allemande était capable "de se financer sur les marchés" pour combler ses besoins, et concernant SAS que la mesure de recapitalisation n'était pas assortie de conditions incitant à une sortie rapide des gouvernements.
Ces jugements, qui peuvent faire l'objet d'un recours, font suite à des actions en justice notamment de la compagnie à bas coûts Ryanair jugeant que les aides d'État favorisaient Lufthansa et SAS par rapport aux autres compagnies aériennes de l'UE. Et la low-cost irlandaise d'estimer que "plus de 40 milliards d'euros de subventions publiques discriminatoires ont été accordées" à plusieurs compagnies européennes, dont également Finnair et Air France.


