Téléphone au volant : la suspension du permis de conduire est désormais possible

Alors que les voyages en avion restent conditionnés à de nombreuses contraintes, les déplacements professionnels par la route reprennent de la vigueur avec la levée des mesures de confinement. Les voyageurs d’affaires qui passent de longues heures en voiture doivent désormais redoubler de prudence : téléphoner en conduisant peut désormais entraîner la suspension du permis de conduire.

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Depuis la fin de la semaine dernière, les mesures pour lutter contre le téléphone au volant ont été renforcées. Désormais, un conducteur qui utilise son smartphone en conduisant s’expose à un retrait de permis pour une durée comprise entre 72 heures et jusqu’à un an dans les cas les plus graves : conduite en état d’ébriété ou sous l’emprise de stupéfiants ou encore en cas d’accident. Dans le cas où l’utilisation du téléphone s’accompagne d’une autre infraction, la suspension devient automatique.

D’après la Sécurité routière, la manipulation ou la consultation de ces appareils multiplie le risque d’accidents par trois. Le smartphone est impliqué dans un accident corporel sur dix.Le 15e baromètre Axa Prévention sur le comportement des français sur la route avait permis de constater en juin dernier que 45% des usagers utilisent leur smartphone en conduisant pour téléphoner. 25% d’entre eux vont même jusqu’à écrire des SMS au lieu de focaliser leur attention sur la route.

De nouveaux outils sont en cours de développement afin de lutter efficacement contre ce problème. La Sécurité routière teste en effet un nouveau type de radar tourelle ultra-compact capable de constater l’utilisation du téléphone au volant, le non port de la ceinture, les distances de sécurité et la vitesse. Les nouvelles cabines devraient commencer à être déployées à l’horizon 2021.