Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels
Accueil
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


Dreamjet, le tout business Paris/New York veut décoller dès cet été (avec audio)


Annoncée en février dernier, Dreamjet, la compagnie qui veut voler tout business vers New York aurait levé les 30 millions d’euros nécessaires au lancement des premiers vols. Selon son dirigeant Frantz Yvelin - qui avait déjà participé à l’aventure de l’Avion avec Marc Rochet - le premier vol pourrait se faire dès juillet prochain.



Yvelin Frantz en 2007 devant l'Avion
Yvelin Frantz en 2007 devant l'Avion
Le concept est simple et ressemble trait pour trait à celui de « l’avion » lancé en 2007 : un 757 200 équipé exclusivement de sièges « business » dans une configuration finale qui n’a pas été encore révélée. La ligne choisie est elle aussi emblématique : le fameux Paris/New York, très demandée par les voyageurs d'affaires. L’aéroport de départ et les slots disponibles (qui détermineront les fréquences possibles) ne sont pas encore connus. Concrètement le premier appareil est arrivé. Le second a été signé.

Face à l'ampleur de la tâche, difficile d’imaginer que tous les obstacles seront levés en quelques mois. Pour Frantz Yvelin, la volonté qui l’anime est pourtant la même qu'au lancement de l'Avion : "s’attaquer au segment le plus rentable des compagnies classiques, leur poule aux oeufs d'or". Et la méthode employée est sans surprise : des tarifs inférieurs de 40 à 50 % aux prix pratiqués par la concurrence.

Mais le chemin vers le premier vol reste administrativement complexe. Si l’obtention à la DGAC du certificat de transporteur peut se faire relativement rapidement, il n’en va pas de même aux USA ou le Département des Transports est extrêmement rigoureux et tatillon en matière d’accès au sol américain par les airs. Dernier point, la réaction de la concurrence sur un marché déjà occupé (avec succès selon l'opérateur) par OpenSky. A ce jour British Airways ne réagit pas au projet. Selon des sources internes dans la compagnie britannique "On croit peu au nouveau projet d'autant qu'à la reprise de l'Avion, les comptes étaient loin d'être bons". Et d'avancer un argument de poids : le départ d'Orly est un atout que la nouvelle compagnie n'aura pas immédiatement.

Écoutez le fondateur de Dreamjet au micro de RTL

le_fondateur_de_dreamjet_au_micro_de_rtl.mp3 le-fondateur-de-dreamjet-au-micro-de-rtl.mp3  (3.47 Mo)