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Globalement les voyageurs aiment Air France


Le sondage express mis en place sur la lettre de DeplacementsPros du lundi 13 février dernier, est assez révélateur de la relation haine/amour qu’entretiennent les français avec Air France et plus particulièrement les voyageurs d’affaires. Certes, il ne s’agit pas d’une approche mathématique et scientifique de la question, mais d’un instantané réalisé à peine les perturbations aériennes finies.



Globalement les voyageurs aiment Air France
Air France, dont le personnel n’était qu’un acteur de l’arrêt de travail sensé toucher tous les acteurs de l’aérien, a subi plus que d’autres compagnies les effets négatifs du mouvement. Et pourtant, c’est la compagnie qui a le plus communiqué pendant le mouvement. De fait, une fois informés, comme nous l’évoquions ici même, les voyageurs s’étaient préparés au mouvement et les « soucis » sont assez limités. C’est un peu ce qui ressort de ce sondage express. Je mets de côté ceux qui n’ont rien vu de la grève (3,65%) et qui avaient envie de traiter ce problème par l’humour, pour m’arrêter aux opposants bien décidés à rayer Air France de leur listing. Si j’ose dire, à peine 31 %. C’est peu et beaucoup à la fois. Et très franchement je ne sais pas comment analyser leurs réactions. Certes, les commentaires publiés à la suite des publications d‘articles sur DP sont parfois très durs, et on peut le comprendre. Mais faut-il y voir un simple sentiment de colère immédiate ou le signe plus profond d’une réelle opposition à la compagnie ? Je n’ai pas de réponse. D’autant que si l’on ajoute à ceux qui veulent toujours profiter des miles, 41,34 % tous ceux qui sont des inconditionnels de la compagnie française (24,01%), on arrive à une très large majorité de «Bof, c’est pas si grave» soit 65,35 %. Je ne me lancerais pas dans des commentaires de commentaires. Je constate, c’est tout. Comme vous, je me dis que cette compagnie à mieux à faire que se débattre dans ce qui m’est apparu comme un combat de castes. Je pense que la mission qui débute pour Alexandre de Juniac, et quels que soient les couacs rencontrés, doit s’inscrire dans le temps. Voltaire le disait, «La force de l’homme sur l’animal, c’est sa capacité à réfléchir, à avancer». Prenons-le au mot.

Hélène Retout

Mardi 14 Février 2012


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