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Mardi 22 Octobre 2013

Une nouvelle voie ferrée entre Nice et Marseille


Faire évoluer le transport ferroviaire sur les bords de la Méditerranée, c'est l'ambition de Frédéric Cuvillier, le Ministre des transports qui vient de confirmer la réalisation future d’une ligne nouvelle entre Marseille, Toulon et Nice qui, en reliant les trois principales métropoles régionales, doit permettre d'optimiser l'axe ferroviaire en région PACA.



Une nouvelle voie ferrée entre Nice et Marseille
Cette nouvelle ligne vise à faciliter les déplacements à l’intérieur de la région, à ouvrir la région Provence-Alpes-Côte d’Azur sur les autres régions françaises mais également à désenclaver l’Est de la région. Ce projet a pour but de décongestionner les entrées des gares de Nice et celle de Marseille St-Charles mais il ne devrait voir le jour qu'en 2030.
Parmi les pistes développées par la région et l'Etat :
- la traversée souterraine de Marseille (2,5 milliards d’euros) avec une nouvelle gare à quatre voies à quai, souterraine également, ainsi qu’une quatrième voie dans la vallée de l’Huveaune entre Marseille et Aubagne
- une ligne nouvelle entre Nice et Cannes, et au-delà, à l’ouest de Cannes, jusqu’à la jonction avec la ligne Cannes-Grasse (4,2 milliards d’euros).
L’objectif est de parvenir à la déclaration d’utilité publique en 2017 pour ces deux sections.
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1.Posté par Gilles06 le 23/10/2013 18:12
Bonjour

On ne peut pas résoudre d’un seul coup de baguette magique les profonds dysfonctionnements du transport ferroviaire dans la région PACA sans étudier à la racine ce qui est à l’origine de la saturation de la ligne côtière Nice Marseille, surtout en proposant un empilement de celle-ci, une sorte d’A8 Bis ferroviaire. Il faut remonter à 150 ans pour comprendre comment on en est arrivé à cette impasse sur l’axe côtier Marseille-Nice-Gênes. Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, on projetait de couper à travers les Alpes et Grenoble afin de créer une ligne PLM entre Nice à Paris, un trajet bien plus court que par Marseille, 200 KM en moins. Or entre Nice et Digne on a prétendu que les travaux étaient trop coûteux pour faire passer une ligne PLM. Mais n’est-ce pas plus pour préserver les intérêts économiques de Marseille? On sait que l’on doit le financement de ligne Nice Digne exploitée par les Chemins de Fer de Provence aujourd’hui, et le choix d’un écartement à voie métrique à la Société Marseillaise de Crédit afin d’écarter toute éventualité à long terme à ce que ce tronçon puisse servir à créer une nouvelle liaison grande ligne au départ de Nice sans passer par Marseille.

Aujourd’hui, on paye ces combines politiques et économiques d’il y a 150 ans, en particulier le lobby des industriels et politiques marseillais. On n’en serait pas à cette situation catastrophique au niveau ferroviaire que connaît la PACA si on avait investi sur cette liaison ferroviaire Grenoble Nice, certes coûteuse, à court terme, mais aujourd’hui, l’absence de celle-ci nous est beaucoup plus coûteuse à long terme. Le Grenoble Nice nous manque cruellement pour non seulement décongestionner à la fois la ligne Nice Marseille et la Vallée du Rhône (LGV Méditerranée comprise), mais aussi pour désenclaver les Hautes Alpes, les Alpes de Haute Provence et l’Isère en profondeur.

Pourtant le tronçon de la NLF PACA entre la ligne TER Grasse-Cannes et l’aéroport de Nice pourrait être le tronçon d'arrivée de d’une NLF Paris-Lyon-Grenoble-Nice (via Lus la Croix Haute, Sisteron, Castellane et Grasse), une liaison qui pourrait avoir de très nombreux avantages pour la PACA autre que ceux cités précédemment.

Aujourd’hui il faut plus de 4 heures pour relier Nice via Marseille vers les Hautes Alpes et Alpes de Haute Provence et même 7 heures pour atteindre Briançon pourtant à 140 KM à vol d’oiseau. Avec cette liaison, Nice serait enfin connectée rapidement à ces deux départements en moins de 2h30, la moindre des choses à l’intérieur d’une même région pour rendre le transport ferroviaire attractif par rapport à la route.

On pourrait avoir des temps de parcours suffisamment attractif pour relier Nice à Paris inférieur à 3h30 afin de dissuader les usagers de prendre l’avion, avec un plus important trafic TGV, impensable avec la NLF PACA ou LGV PACA. Cela permettrait à l’aéroport de Nice de libérer des créneaux occupés par les vols vers Paris, afin de développer l’activité internationale. Pour l’aéroport ce serait aussi l’opportunité de capter plus de 3 millions d’habitants supplémentaires avec Lyon, Chambéry et Grenoble de même que les hautes Alpes et Alpes de Haute Provence qui seraient à moins de 2h30, inconcevable avec la NLF ou LGV PACA.

On pourrait avoir la double garanti pour les Hautes Alpes et Alpes de Haute Provence que Paris puisse être accessible depuis toutes les principales villes de ces deux départements en moins de 4 heures, et que toutes seraient desservies du fait qu’elle seraient sur un lieu de passage majeur, là où le Montgenèvre et la LGV Lyon Turin, ne garantit en rien cela, avec des performances en temps bien plus médiocres, et des destinations en bout de chemin.

Pour Grenoble, la desserte de Nice lui serait extrêmement bénéfique, en lui offrirait un plus du grand nombre de destinations en France disponible au départ de la capitale azuréenne.

Pour la traversée des Alpes du Sud de Grenoble à Nice, cette liaison ferroviaire constituerait un formidable rempart face à l’accroissement du trafic routier, en offrant des temps de parcours inégalables par la route dans cette région.

Pour plein d’autres raison, cette liaison Paris-Lyon-Grenoble-Nice serait une chance historique pour la PACA et pour l’ensemble des Alpes Françaises. Alors, que l’on ne vienne pas dire que cette ligne est irréalisable, soi-disant trop coûteuse ou que les obstacles montagneux sont trop importants alors que l’on est prêt à financer la LGV Lyon Turin, beaucoup plus couteuse, avec de bien plus gros obstacles, bien moins utile, inefficace pour faire face à l’afflux du tout routier dans les Alpes, ni même rentable à long terme. Là où les Autoroute A51, Tunnel du Montgenèvre, NLF ou LGV PACA, et LGV Lyon Turin, sont à la fois trop technocratiques et inadaptés à désenclaver la PACA en profondeur, le Paris-Lyon-Grenoble-Nice aurait le très grand mérite de remplir largement cette mission.

A méditer



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