Le retour aux profits d'Air France-KLM en 2015 n'a pas uniquement bénéficié au groupe franco-néerlandais, mais également à Alexandre de Juniac. Le PDG qui va quitter l'entreprise pour diriger IATA, a vu sa rémunération passer de 645 000 euros en 2014 à 1,062 millions d'euros en 2015. Cette hausse de 65% s'explique par la part variable indexée sur les résultats de la holding. Cette dernière repose surtout sur "la performance quantitative -l'excédent brut d'exploitation (EBITDA) et le free cash-flow étant supérieurs au budget" ainsi que plus marginalement sur la "performance qualitative". Le document précise que ce critère prend en compte "la mise en oeuvre de la stratégie du plan "Perform 2020" y compris la stratégie de développement du low-cost, des partenariats long-courrier, et de la maintenance, satisfaction des passagers et progrès dans le processus d'intégration du groupe".
Le montant de ce salaire passe mal auprès du Syndicat des Pilotes d’Air France (SPAF). Il indique dans un communiqué "Alors qu’Air France a fait face pendant près de 7 ans à l’une des plus graves crises de son histoire, que près de 15 000 emplois ont été supprimés en quatre ans avec le plan Transform 2015, et que le Plan Perform 2020 exige encore des salariés des sacrifices exceptionnels, cette augmentation au chiffre incroyable relève d’une injustice absolue".



