De Toulouse à Barcelone en train

Après des décennies d’absence totale de coordination entre la SNCF et la RENFE (son homologue espagnol) allant jusqu’à avoir des trains français arrivant 5 minutes après le départ des trains espagnols, les TER et les Rodalies seront désormais en parfaite connexion. Chaque jour, ce sont ainsi pas moins de 4 allers-retours Toulouse-Barcelone qu’offrira la ligne du transpyrénéen Orientale en 2019 avec une arrivée dans la capitale Catalane entre 13h50 et 22h02, et un retour à Toulouse entre 13h17 et 21h15. Le trajet varie lui entre 6h01 et 6h50.

Le service 2019 du Transpyrynéen est affiché, et il va entraîner de gros changements sur la ligne de l’Ariège et du Gers. Pas moins de 4 allers-retours Toulouse-Barcelone seront offerts par cette ligne, avec un renforcement de la desserte en milieu de journée, avec deux allers-retours supplémentaires.
Ce train peut marquer de belles améliorations pour les voyageurs d'affaires qui décident de faire le circuit sans prendre l'avion, et notamment pour le désenclavement de l'Ariège et du Gers. En revanche le blog VoieduMidi souligne que la suppression du dernier TER en direction de l’Ariège, qui "permettait la correspondance avec le TGV en provenance de Paris-Montparnasse, ce qui oblige donc à quitter la capitale en début d’après-midi si l’on veut rejoindre Pamiers. Là aussi, comme dans le Gers, on s’éloigne d’un élargissement de l’amplitude horaire pourtant souvent réclamée par les usagers".

Le blog, particulièrement pointu sur le sujet, souligne que "la situation de la desserte des gares de Pins-Justaret et Venerque-le-Vernet (5ème et 6ème gares de la ligne) se dégrade encore plus en contre-pointe avec un seul train vers l’Ariège depuis Pins-Justaret les après-midis, un seul train vers Toulouse l’après-midi, et seulement deux trains le matin vers l’Ariège pour Venerque-le-Vernet". Il l'explique par "la demande de la région de fiabiliser les trains de la ligne de l’Ariège". Et "la SNCF a préféré réduire l’offre ferroviaire sans même améliorer la desserte des gares de Pins-Justaret et Venerque-le-Vernet malgré que ce soient des gares périurbaines très fréquentées. De plus ces suppressions entraînent des conséquences négatives comme la perte de la correspondance d’un des TGV en provenance de Paris les plus utilisé par les Occitans ou encore la possibilité de rejoindre l’Andorre et les Pyrénées tôt le matin".