Le CDG Express divise toujours

Valérie Pécresse et la Région île de France ne veulent pas que la mise en place du CDG Express se face au détriment des 900 000 usagers du RER B. Il réclame ainsi l'arrêt du projet tant que des garanties n’auront pas été données sur l’absence d’impact sur les voyageurs du quotidien.

Avec le CDG Express, les voyageurs d'affaires pourrait relier l'aéroport de Roissy à Paris en 20 min. Si ce temps de parcours fait rêver, le projet est une nouvelle fois critiquée.

En effet, Valérie Pécresse, Présidente d’Île-de-France Mobilités et de la Région Île-de-France demande au gouvernement une suspension du chantier.

Elle explique "Même si les bénéfices du CDG Express pour l’attractivité de notre région sont réels, les travaux générés par ce projet dans son calendrier actuel pourraient durablement détériorer la vie quotidienne de millions de Français". Elle réclame ainsi l'arrêt du projet "si des garanties ne sont pas données pour préserver le RER B et les autres lignes de Transilien".

La présidente et les élus du conseil d'IDF Mobilités ajoutent que la "priorité absolue des travaux à conduire sur le réseau de transport d’Île-de-France, doit être la fiabilisation et la modernisation des lignes de trains et de RER".

Le syndicat des Compagnies AéRiennes Autonomes (SCARA) qui regroupe plusieurs transporteurs français, fervent opposant au CDG Express, se félicite de la prise de position des élus. Il a publié sur son compte Twitter "Le SCARA qui dénonce depuis sa création le projet CDG Express accueille avec plaisir la demande de Valérie Pécresse de suspendre les travaux du très onéreux". Il a ensuite une nouvelle fois assuré que le projet "n’apporte de solution efficace ni pour les voyageurs ni pour les gens qui travaillent sur l’aéroport et fait peser un coût important sur les compagnies aériennes".

Le groupe ADP défend le train direct rapide
Augustin de Romanet, Président-directeur général du Groupe ADP ne partage pas l'avis des détracteurs du CDG Express et défend le projet.

Il explique dans un communiqué "Le projet CDG Express est un impératif pour assurer l'avenir de la plateforme aéroportuaire de Paris-Charles de Gaulle, au service de l’attractivité et de la compétitivité de Paris et de la région Ile-de-France. Sa construction permet de respecter l’engagement pris dans le cadre de la candidature aux jeux olympiques de 2024, et de renforcer la robustesse du RER B."

Le patron des aéroports parisiens assure que le chantier ne se fera pas au détriment des trajets du quotidien. Il explique "Les modalités de réalisation du projet CDG Express seront adaptées afin de les concilier avec la réalisation indispensable des travaux de modernisation de l'axe ferroviaire Nord tout en préservant les déplacements des usagers".

"Toutes les mesures seront prises pour limiter l'impact des travaux nécessaires au projet tant pour les riverains que pour les usagers des transports collectifs. En particulier, compte tenu de l’ampleur et de la densité des travaux sur l’axe ferroviaire Paris Nord (travaux de modernisation des voies existantes, travaux liés à CDG Express notamment), une démarche de coordination des grands chantiers a été mise en place sous l’égide du Préfet de région Ile-de-France afin de concilier leur bonne conduite avec les besoins de déplacements des usagers".

Le CDG Express dont l'exploitation a été confiée à la SNCF et la RATP en novembre dernier, doit relier la Gare de l'Est au terminal 2 de l'aéroport de Roissy en 2024. Le trajet coûtera 24 euros., un tarif également critiqué.