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Mardi 24 Octobre 2017

SNCF, l'indispensable réforme



Les propos de la Ministre des transports, Madame Elisabeth Borne, ont sans doute choqué les cheminots même s'ils étaient empreints de bons sens. Sans annoncer qu'elle souhaitait la fermeture de gares ou de lignes, elle veut engager une réflexion avancée sur le futur du train en France. Officieusement, personne n'élimine l'option "refonte du réseau". Mais personne, aujourd'hui, ne veut le confirmer !



Les prix du train sont trop élevés
Les prix du train sont trop élevés
En confiant la mission à Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d'Air France connu pour sa générosité syndicale lors de son passage au sein de la compagnie aérienne, la Ministre s'engage sur une voie pentue et délicate. Celle de la bataille du rail dont les enjeux se devinent tous les jours quel que soit le réseau utilisé, TGV, TER voire RER sur la partie pilotée par SNCF.

Que va faire de cette mission un ancien spécialiste de l'aérien ? Sans doute pas grand-chose car, pour ne pas déplaire aux salariés, il se limitera sans doute à évoquer un changement de process comme il l'avait fait à Air France. Propos pessimistes, me direz-vous. Sans doute ai-je jugé avant de voir mais le passé éclaire toujours l'avenir. Monsieur Spinetta va se rendre compte que pour un consultant SNCF, "Faire et défaire c'est toujours du chemin de fer", comme dit la formule des cheminots. Mais Madame Borne veut régler les problèmes et vite, puisqu'elle a demandé livraison du rapport pour le début d'année.

Première difficulté à laquelle nous sommes confrontés tous les jours : le prix du billet ! Une récente actualité démontre que pour des périodes données, Noël pour ne pas la citer, les tarifs s'envolent au prétexte d'un yield que nous connaissons bien. Aujourd'hui 220 € pour un Paris/Bordeaux en train sur un voyage d'une journée, c'est plus cher qu'un Paris New York sur Norwegian.

La SNCF est toujours incapable de maîtriser ses couts qu'elle répercute allègrement sur le consommateur. Faut-il abandonner l'idée qu'un train doit s'arrêter partout ? Oui, c'est indispensable à l'équilibre des comptes. Je n'ai rien contre les villages perdus de nos départements mais je suis persuadé que l'on peut trouver des solutions moins onéreuses que le rail.

Que peut-on faire concrètement ? Penser à des transports alternatifs. Exemple concret dans une région que je connais bien : l'Auvergne. Des dizaines de TER dont certains ne transportent que 5 à 10 personnes à certaines heures du jour. On peut imaginer que mettre un train, déjà financé par la région, coûte plus cher qu'un Minibus qui ferait le même trajet aussi rapidement voire mieux. Cet exemple se multiplie à l'infini. Quant au TGV qui circule sur des lignes inadaptées à la vitesse… On comprend bien qu'il y a là une évidente absence de bon sens. Même si la question finale est toujours la même : qui paye ?

Là où la SNCF a été futée, c'est dans sa relation avec les régions. Désormais, on n'accuse plus le transporteur national mais les responsables régionaux, jugés coupables de supprimer des lignes faute de les financer. La boucle est donc bouclée.

Au sein de ma petite entreprise, moins de 100 personnes, on n'en est arrivé à se demander si le train était toujours adapté à nos prospections régionales. Certes pour les longues distances, c'est un atout… Cher mais utile. Sinon, nous avons repris nos voitures et complété notre parc avec deux modèles électriques pour la proximité (moins de 100 kilomètres). Le train est devenu une option loin d'être économique. Il faut donc peser son utilité.

Certes pour des sociétés au budget important, le train va se révéler un outil de travail comme un autre. Pour nous, chaque déplacement doit être réfléchi. Il y a une petite décennie, le train, alors compétitif, nous faisait faire des déplacements que nous ne faisons plus aujourd'hui.

Madame Borne a du pain sur la planche pour renouer les liens entre les clients et le train. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Réorganiser, économiser,organiser, réfléchir… Doivent devenir les mors d'ordre de l'entreprise quitte à changer de dirigeant.
On fait rarement du neuf avec du vieux !

Jean Pierre M.

Texte édité par Hélène Retout



1.Posté par Nédélec le 25/10/2017 22:55
Bonjour,
En lisant l'article, il semble encore que ce soit une réflexion qui révèle une expérience personnelle. Il s'avère que voyager n'est pas que professionnel, il existe toutes sorte de manières de voyager et que la majorité des gens considère lors de leur déplacements en trains qu'il est confortable de ne pas en changer 4 ou 5 fois de trains parce que l'on change de région et donc dans la promesse d'une réforme du ferroviaire décourager le client ce n'est pas le rendre rentable.
Le TGV que sur LGV ? Bien essayons, puisque les néophytes du ferroviaire pensent avoir tout compris de la stratégie à adopter. Je pense que notre service public qui a sa résurgence dans le profit de nos entreprises : car le temps c'est de l'argent, vont vite comprendre que la ou la SNCF ou autre s'arrête, c'est une autre entreprise ferroviaire qui prend le relais... et quand un train prend du retard pourquoi l'autre entreprise attendrait une CORRESPONDANCE ? Tout retard sur un sillon se paie cash, et du coup la raréfaction des correspondances découragera le quidam qui, que vous le vouliez ou non, remplit vos trains et le rend un peu moins coûteux ou plus rentable...
Vous voulez un service public qui rapporte ? Regardez le gain que génère depuis des décennies la SNCF au pays entier en terme économique... détruisez cet appareil et je vous prie de croire que le coût faramineux des infrastructures va devenir pharaonique. Depuis des années ont vous aide à réfléchir en ce sens mais pour comprendre le système ferroviaire il faut le vivre... pour ce qui est des trains de l'Auvergne avec 5 à 10 passagers, j'aimerai savoir quel jour et à quelle heure, car avec je ne l'ai jamais vécu. Dans l'attente de vos réactions, je vous souhaite une bonne soirée.

2.Posté par JPM le 27/10/2017 07:01
Cher Nedelec

Propos de fonctionnaires de l’institution ! Vous êtes comme ces réformateurs pour qui ne rien changer garantit l'existant ! Propos sans intérêt. Les choses bougeront... Il n'y a plus en France de services publics. Un actif sur cinq travaille pour des collectivités nationales ou régionales... Avec quels résultats ? Quasiment aucun. On évoque les moyens qui manquent, jamais les buts à atteindre
JPM

3.Posté par R urba le 15/11/2017 01:37
D'accord avec Nédélec...

Pour Jean Pierre M, quand on y connait rien au rail...

" C'est pas avec du vieux qu'on fait du neuf", "petits villages perdus", C'est quoi ce discours? "Un petit village perdu" + "un village perdu" ça fait des paquets d'habitants qui eux aussi veulent avoir du rail. Au lieu de critiquer le système en place, trouvez des hypothèses à réel profit et non au détriment de... Ça serait une vrai avancée. La critique légère, ça aussi c'est sans résulats...

Quand on parle SNCF, ça se ne chiffre pas à 100 salariés. Que cela vous inspire pour vos "mots d'ordre".


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