Airbus : les licenciements secs « ne peuvent pas être exclus »

Airbus annonçait, il y a une semaine, la suppression de 1164 postes en Europe dont 640 en France. Dans une interview accordée au Figaro, le PDG d’Airbus Group, Tom Enders, indique qu’il "ne peut pas garantir" que ce plan de restructuration se ferait sans licenciement sec. Il assure toutefois "Nous nous préoccupons de nos employés. […]

Airbus annonçait, il y a une semaine, la suppression de 1164 postes en Europe dont 640 en France. Dans une interview accordée au Figaro, le PDG d'Airbus Group, Tom Enders, indique qu'il "ne peut pas garantir" que ce plan de restructuration se ferait sans licenciement sec. Il assure toutefois "Nous nous préoccupons de nos employés. Nous mettrons en place toutes les mesures d'accompagnement possibles, notamment de formation, de mobilité et de reclassements internes". Il a ajouté que plusieurs transferts géographiques vont être effectués "essentiellement sur Toulouse". Il estime leur nombre à 325, principalement depuis les sites de Suresnes et Ottobrunn en Allemagne.

Lors de l'annonce des 1164 suppressions de postes, les syndicats ont dénoncé une démarche financière rappelant que l'entreprise disposait d'un carnet de commandes record. Le PDG d'Airbus Group se défend "Étant donné les défis opérationnels auxquels nous devons faire face, avoir 5 milliards d'euros de cash, ce n'est pas suffisant pour un groupe qui réalise 65 milliards de chiffre d'affaires et qui dépend autant de l'aviation commerciale".