IATA continue de s’associer aux laboratoires, l’OMS met en garde contre le passeport vaccinal

L’Association International du transport aérien continue de s’associer à des laboratoires afin de faciliter la mise en place de son Travel Pass et la réalisation des tests PCR pour les voyageurs. De son côté, le comité d’urgence de l’OMS semble peu à peu laisser entendre un avis défavorable contre la généralisation du passeport vaccinal. 

Après avoir annoncé il y a quelques jours son association avec le géant des laboratoires d’analyses, Eurofins, IATA noue un partenariat avec les laboratoires Unilabs. « Les tests Covid vont jouer un rôle crucial pour relancer les voyages à l’international. Les voyageurs devront comprendre les exigences liées au test, localiser un laboratoire, valider leur identité auprès de celui-ci, et transmettre les résultats de leur test aux interlocuteurs concernés, en l’occurrence la compagnie aérienne et le gouvernement, selon les besoins. Notre partenariat avec Unilabs donnera accès aux voyageurs au vaste réseau de laboratoires d’Unilabs, et les aidera à gérer les résultats de leur test de façon efficace et sûre », a déclaré  Willie Walsh, directeur général de l’IATA. Tout comme pour Eurofins, le géant européen transmettra les résultats des personnes testées directement sur l’application, suite à quoi, le voyageur se verra attribué un statut « autorisé à voyager » ou non. 

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En France, l’application TousAntiCovid Carnet permet désormais de stocker les données des personnes testées ou vaccinées. Cette nouvelle fonctionnalité sera, pour rappel, expérimentée dans un premier temps sur les vols vers la Corse et les Outre-Mer et ne sera pas obligatoire pour pouvoir monter à bord de l’avion. 

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En parallèle, le comité d’urgence de l’OMS s’est déclaré défavorable à la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyageurs. En effet, l’organisation pointe du doigt « des preuves limitées concernant la performance des vaccins sur la réduction de la transmission et étant donné l’inégalité persistante en matière de distribution mondiale des vaccins ». « Les États parties sont vivement encouragés à reconnaître que l’exigence d’une preuve de vaccination peut aggraver les inégalités et favoriser une liberté de circulation différenciée », conclut-elle.