Les syndicats d’ADP appellent à la grève début juillet

Afin de protester contre le plan d’économies qui prévoit des baisses de rémunérations et des licenciements, les syndicats d’ADP appellent à la grève dans les aéroports d’Orly et Roissy, du 1er au 5 juillet. 

Le premier grand week-end de départs en vacances risque d’être fortement perturbé dans les aéroports parisiens. Dans un communiqué commun, la CFE-CGC, la CFDT-SNTA, l’UNSA-Sapap, la CGT et la FO, demandent le retrait du plan de sauvegarde de l’emploi et réclament « l’arrêt des modifications des contrats de travail qui vont supprimer définitivement plus d’un mois de salaire à tous les salariés et les obliger à accepter des mobilités géographiques ». Pour rappel, ce texte prévoit, entre autre, le licenciement pour motif économique, de tout salarié qui refuserait une baisse définitive de sa rémunération ou une mobilité à partir de janvier 2022. 

Un plan social « destructeur et sans aucune justification économique », pour les syndicats, après le départ de 1150 salariés dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective votée fin 2020. Les salariés d’ADP sont ainsi appelés à se mettre en grève du 1er au 5 juillet 2021 et à rejoindre les manifestations prévues sur les plateformes de CDG et Orly. 

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Pour Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT ADP : « Malgré un premier plan de départs qui a été signé fin 2020, la direction souhaite continuer et modifie aujourd’hui cet accord. Ces 1150 postes ne seront pas remplacés et cela représente 18% des effectifs. Concernant les baisses de rémunérations elles pourront atteindre 15% et tourneront en moyenne autour de 7%, ce qui est déjà beaucoup. En parallèle, ADP a bénéficié d’un prêt de 4 milliards d’euros l’année dernière et un investissement de 1,2 milliards d’euros a été fait pour acheter des aéroports en Inde. Il n’y a donc aucune raison économique qui justifie de telles mesures ». Pour la CGT, la direction « casse » l’entreprise au niveau social après plus d’un an de crise et ne semble plus être dans le dialogue. « La colère est en train de monter et nous avons l’impression de ne plus être entendus. Nous laissons encore le temps à la direction de faire marche arrière mais d’ici juillet il y aura des actions sur sites tant que le texte ne sera pas retiré. Nous ne nous en cachons pas, du 1er au 5 juillet notre but sera d’avoir un impact fort sur le trafic », nous confie-t-il.