Jet-lag : comment le combattre ?

Combattre le jet-lag

Terminées les vacances… Il faut maintenant sillonner le monde pour aller chercher des affaires ou faire son travail. Pour supporter la pénibilité des décalages horaires, des voyageurs se laissent tenter par des compléments alimentaires ou médicamenteux. DéplacementsPros a enquêté pour vous aider à mieux lutter contre l'arythmie circadienne communément appelée jet-lag.

Pour dormir en avion, il n’y a pas 36 solutions. Les classes avant et leurs sièges-lit sont une des alternatives disponibles, mais cela à un prix. La solution économique consiste donc à utiliser les pouvoirs des molécules. Mais est-ce vraiment une alternative saine et sûre ? Passons en revue les différents produits et techniques pour vous aider à mieux vivre le jet-lag.

Le zolpidem

Dans la famille des psychotropes, le zolpidem figure sur le podium. Qualifié de somnifère puissant ayant une biodisponibilité très rapide, il se prescrit uniquement sur ordonnance. Cette molécule de la famille des benzodiazépines est présente dans des produits comme le Stilnox des laboratoires Sanofi. Le zolpidem est généralement prescrit pour le traitement à court terme des troubles du sommeil. La puissance de ce produit a poussé l’agence européenne du médicament à lancer une mise en garde. Le zolpidem induit des risques de somnolence. De fait, l’agence a demandé à ce que le consommateur soit averti qu’il ne faut pas pratiquer d’activité nécessitant de la vigilance au cours des 8 heures suivant sa prise.

Depuis la parution d’un décret au Journal Officiel, le zolpidem se classe officiellement comme narcotique. Il doit donc faire l’objet d’une ordonnance sécurisée. L’agence française du médicament précise que le but de cette classification est de limiter le risque de pharmacodépendance, d’abus et d’usage détourné.

Dans d’autres régions du monde, il a été noté des comportements anormaux tels que le somnambulisme et l’amnésie pouvant mettre en danger le voyageur au cours de son périple (avion, transport routier…). Il est donc vivement conseillé de demander l’avis d’un médecin et de tester une première fois les effets du produit avant de l’utiliser au cours d’un voyage.

Le témazépam

Le témazépam se classe dans les hypnotiques sédatifs. Il appartient également à la famille des benzodiazépines commercialisée notamment sous le nom de Normison (entre autres). Les effets de ce sédatif durent entre 8 et 9 heures. Il ne faut pas associer sa consommation à celle de l’alcool. Ce sédatif à de nombreux effets secondaires dont le risque de thrombose veineuse et une certaine dépendance au produit. Là aussi, les conseils d’un professionnel de santé sont essentiels.

La mélatonine

La mélatonine est une hormone naturellement produite par une région du cerveau pendant la nuit. Elle régule les rythmes quotidiens de veille et de sommeil et favorise l’endormissement. En France, les autorités considèrent la mélatonine comme un complément alimentaire. Toutefois, si son dosage excède 2 mg de substance active par comprimé, elle se classe alors comme un médicament devant faire l’objet d’une prescription. En Allemagne et en Belgique, ce seuil est à seulement 0,3 mg tandis que d’autres pays la considèrent comme un placebo… Il faut donc être prudent quant à son administration. 

Vous trouverez tout un tas de recettes sur Internent quant à la posologie à appliquer en fonction de la direction de votre vol (est ou ouest) et de sa durée. Mais de grâce, ne jouez pas au sorcier et fiez-vous à un professionnel de santé dûment habilité à vous conseiller.

Le bon sens…

En France, le réseau Morphée est un réseau de santé qui prend en charge les troubles chroniques du sommeil. Dans un onglet spécifique au jet-lag, les Docteurs Pierre Geoffroy et Sylvie Royant-Parola ont donné la meilleure solution pour lutter naturellement contre le jet-lag. Vous pouvez retrouver cette leurs conseils sur le lien du réseau Morphée.

Air France a également développé une application que nous vous présentions dans notre article consacré à ce problème de lutte contre le jet-lag.

Bien entendu, je ne parle pas de l’alcool qui en aucun cas ne doit être considéré comme une aide à l’endormissement. Même si…