C’est la seconde fois que Laurent Abitbol monte au créneau pour démentir des informations économiques qui l’agacent. La première, livrée par les Echos en octobre dernier, annonçait un nouveau tour de table au sein de l’entreprise lyonnaise… Et ce, en dehors de la famille de Laurent Abitbol (aujourd'hui env. 37% des parts). Démenti. Deuxième info démentie, l'arrivée d'Amex GBT dans le groupe, avec la volonté semble t-il d'ingurgiter la partie Affaires du groupe Marietton, autrement dit Havas Voyages. Nouveau démenti. Le patron du groupe reste droit dans ses bottes et précise : "Un nouvelle LBO est actuellement en cours comme tous les quatre ans avec un changement de fonds d’investissement par un autre. Nous restons à la tête du groupe". On ne remplace pas un partenaire bancaire par une TMC, c'est une évidence.
Fin de l’histoire. Il reste qu'en analysant un peu les acteurs, l’idée était pourtant loin d’être stupide. Pour American Express GBT qui modifie sa stratégie commerciale tous les cinq ans, le retour vers les PME-PMI que maîtrise parfaitement Havas voyage est un objectif loin d’être inintéressant en France. De son côté, Havas voyage est fortement endettée et l’arrivée d’un actionnaire comme Amex GBT peut se révéler un atout dans la consolidation du marché des PME/PMI. Une cohabitation difficile à gérer en raison de la culture très différente des deux groupes… Mais pourquoi pas. Là où le bât blesse sérieusement, c’est que les deux entreprises disposent en propre de leurs outils technologiques. Amex GBT veut poursuivre le développement de KDS en France alors qu’Havas Voyages a fait le choix de Maya, développé par iAlbatros, mais déjà intégré au sein de Sodexo qui présentera officiellement son offre le 5 juin prochain.



