Le refus de priorité au piéton coûte 6 points sur le permis

Les voyageurs d'affaires sont plus que jamais appelés à la vigilance au volant : un défaut de priorité au piéton coûte désormais 6 points de permis, de quoi perdre plus rapidement encore le précieux sésame.

Prudence, prudence : chacun sait qu'un moment d'inattention peut coûter cher au volant mais cette fois, ce sont 6 points qui peuvent sauter au lieu de 4. Le décret vient d'être publié pour durcir les « refus de priorité » aux piétons et élargir dans le même temps le recours aux éthylotests antidémarrage (EAD) a été publié.

Un automobiliste se verra désormais retirer six points, au lieu de quatre actuellement, s’il ne cède pas le passage à un piéton "s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire". La constatation peut être faite par un membre des forces de l'ordre présent sur place ou par simple vidéo verbalisation.

Ces mesures étaient prévues depuis le début de l'année dans le plan annoncé par le Premier ministre lors d’un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) pour faire baisser la mortalité sur les routes, mais il a été quelque peu occulté par la question de l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, effectif depuis le 1er juillet.

Autre mesure prévue dans le même décret, et applicable au 1er janvier 2019, le recours aux éthylotests antidémarrage (EAD), pour lutter contre l’alcoolémie au volant. A partir du 1er janvier, une personne interceptée avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l et inférieure à 1,8 g/l aura 3 jours pour choisir entre la suspension de permis et l'installation du dispositif, branché sur le circuit d’alimentation du véhicule et dans lequel il doit souffler pour pouvoir démarrer. Délicat si la personne en question dispose d'un véhicule professionnel. L’installation du dispositif (1 300 € environ ou location de 100 € par mois) sera à la charge du conducteur fautif.