Mice dans l’entreprise (5/5) : synthèse et conclusion

Nous avons consacré notre dossier de la semaine au Mice dans l’entreprise. État des lieux et perspectives.

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Jour 1 : Notre premier article était consacré à la complexité de la gestion du Mice dans l’entreprise. Celle-ci est liée à la diversité des événements et des formats, à la fragmentation des intervenants extérieurs… Le Mice pèse pour un quart du budget voyage des entreprises. Mais le secteur est mal identifié, et l’impact des événements mal mesuré. L’optimisation d’une multitude de postes de coûts serait pourtant à même de générer de nouvelles économies sur le budget voyage des entreprises (entre 20 et 30% dans leurs dépenses) alors qu’elles sont de plus en plus difficiles à réaliser sur le Travel. Mais le Mice ne doit-il pas être vu d’abord comme un investissement avant d’être une source de coût ?

Jour 2 : Notre seconde journée était titré «Qui gère et comment ?». En interne, l’interlocuteur peut être le travel manager – dont le Mice entre de plus dans les attributions – et l’assistant(e) de direction qui garde un rôle important, voire des profils plus récents tels le Mice Manager et l’acheteur Mice. Le rattachement du segment Mice à telle ou telle direction est tout aussi variable, et dépend parfois de la nature de l’événement. Il est toutefois noté le poids croissant des services achat dans la gestion des voyages, avec un prisme marqué dans la maitrise des dépenses.

Jour 3 : Valérie Golléty, Regional Manager de GBTA France, dans l’entretien qu’elle nous a accordé, constate que la famille Mice a gagné en maturité, mais que celle-ci est variable selon les industries et selon les organisations. Elle est revenu aussi sur la réalité de la convergence du Mice et du Travel, encore très relative, et a noté qu’il existait une volonté de synergies – surtout sur la partie transport et hébergement – mais qu’elle se heurte à des résistances. Mieux gérer les dépenses Mice, a-t-elle poursuivi, passe par un travail préalable de collecte et de consolidation des données, par la mise en place d’un programme Mice adapté, avec une bonne segmentation. Un travail loin d’être facile pour les grosses entreprises notamment. Mais la technologie peut être un levier déterminant. Le contrôle, a-t-elle conclu, va dans le sens d’une amélioration du métier événementiel.

Jour 4 : Dans notre article titré «Des prestataires à foison», nous avons d’abord rappelé que la majorité des événements sont gérés directement par les entreprises. Lorsqu’elles font appel à des prestataires extérieurs, la plupart du temps pour les événements les plus importants, elles ont le choix de recourir à une multitude d’acteurs. Rares sont celles qui consolident leurs événements auprès d’un nombre très restreint de prestataires. Et elles sont encore plus rares à inscrire une telle démarche dans le cadre d’une politique Mice. Les différents intervenants extérieurs, à commencer par la venue-finders, s’emploient aujourd’hui à enrichir leurs offres, à aider les entreprises à consolider – du moins en partie – leur activité de tourisme d’affaires. Cette logique de consolidation peut favoriser les acteurs qui s’inscrivent dans une logique de «one-stop shopping», de gestion de l’ensemble de la chaîne, du transport au lieu événementiel, en passant par la logistique, la facturation, le paiement, la réconciliation et le retour sur investissement.

Conclusion : Il est dans l’intérêt du segment Mice d’identifier les bonnes pratiques appliquée dans le travel, un marché aujourd’hui plus mature. Il est aussi souhaitable d’éviter une excessive rigidité dans l’application de règles et la sélection de prestataires, sachant que ceux-ci ont souvent des compétences propres à l’organisation d’événements très différents.