Mice dans l’entreprise (1/5) – Une gestion complexe

Notre dossier de la semaine est consacré à la gestion du Mice dans l’entreprise. Ce premier article vise à interroger sur les évolutions en cours du secteur.

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Le Mice (meetings, incentives, conferences, exhibitions) est un sujet complexe pour les entreprises. Il concerne en effet une grande diversité de typologies d’événements, entre la formation, le séminaire, le congrès, la journée d’étude, le salon… Et cette grande diversité se retrouve aussi dans les formats, en termes de durée, de nombre de participants, de destination, de production de contenu…

Autre contrainte à gérer pour l’entreprise, la fragmentation des intervenants extérieurs, entre services Meetings&Events des TMC, agences online (OTA), agences événementielles, spécialistes des séminaires, agences réceptives (DMC), organisateurs de congrès (PCO), venue finders, traiteurs… sachant que la grande majorité des événements sont encore gérés directement par l’entreprise aujourd’hui, sans passer par un intermédiaire.

Le Mice génère de forts enjeux pour les entreprises, avec certains événements ayant un gros impact en terme d’image et de communication. Il pèse en moyenne pour un quart de leur budget voyage. Mais 62% des entreprises estiment qu’elles ne disposent pas de chiffres fiables sur le Mice, ont du mal à bien mesurer combien elles dépensent dans le secteur, et quel est l’impact de leurs opérations… Ce manque de maturité est-il en passe d’être comblé ?

1) Vous avez dit «politique Mice» ?
Aujourd’hui, la moitié environ des entreprises n’ont aucune politique Mice. Mais mettre en place une telle politique suscite certaines interrogations :
. N’est-ce pas le plus souvent une volonté de réaliser d’abord des économies sur les dépenses ? Maintenant que le Travel est sous contrôle, le Mice est-il désormais la principale source d’optimisation du budget Voyage ? Simplifier l’offre, maitriser certaines technologies, utiliser des outils de gestion et de suivi des dépenses… quelles économies ces démarches peuvent-elles réellement générer ?
. N’est-il pas pertinent de rappeler que le Mice doit d’abord être vu comme un investissement avant d’être une source de coût ? Que son impact en termes d’image et de communication doit parfois le soustraire à certaines contraintes ? Et veiller à ce que les leviers à même de réduire les coûts ne dégradent la qualité des événements?

2) Qui pour s’occuper du Mice en interne ?
Il est par ailleurs constaté un manque de gestion centralisée du tourisme d’affaires au sein des entreprises. De multiples acteurs interviennent sur ce secteur, les assistantes, les services DRH, marketing, communication et achats… L’organisation du Mice dans les entreprises suscite donc quelques interrogations :
. Qui sont leurs interlocuteurs les plus courants des intervenants extérieurs ? Quels services gèrent le plus souvent le Mice ? Qui a réellement le pouvoir ?
. Lorsque les services achats s’en occupent, ont-ils comme obsession de mieux gérer les dépenses Mice ? Faut-il mettre l’ensemble de ces dépenses sous contrôle ?
. Qu’en est-il de la convergence des achats Travel et Mice ? Quelle est l’importance du phénomène ? Fait-il évoluer le métier de travel manager ? Son périmètre d’action s’étend-il à toutes les opérations Mice ? Le secteur voit-il apparaître de nouveaux métiers pour piloter la stratégie Mice ?

3) Quid des nouveaux acteurs et nouvelles technos ?
Quels sont aujourd’hui l’impact et la valeur ajoutée qu’apportent aux entreprises les nouvelles technologies, ainsi que les services de jeunes acteurs du segment Mice tels Privateaser (BizMeeting), Kactus ou BirdOffice ?